La tension initiale des courroies est indispensable pour garantir l'adhérence et assurer la transmission du mouvement.
Un système à entraxe réglable ou un dispositif annexe de tension (galet enrouleur, etc.) est souvent nécessaire pour régler la tension initiale et compenser l'allongement des courroies au cours du temps.
À l'exception des courroies crantées, en fonctionnement normal, il existe un léger glissement de la courroie sur les poulies amenant une imprécision du rapport de transmission ; celui-ci n'est pas exactement égal au rapport des diamètres des deux poulies.
Règle : quand une courroie quitte une poulie elle doit se trouver dans le plan médian de la poulie réceptrice.
Très silencieuses, elles permettent de grands rapports de réduction et sont surtout utilisées aux grandes vitesses (80 à 100 m/s) sous de faibles couples.
Elles absorbent bien les vibrations torsionnelles, ce qui autorise les grands entraxes et les grandes longueurs. Elles ont un très bon rendement (environ 98 %, comparable aux engrenages). Le bombé des poulies permet un meilleur guidage et une meilleure stabilité de la courroie et compense dans une certaine mesure un désalignement initial.
Matériaux : polyuréthane (< 25 m/s), polyester, aramide revêtu silicone (< 80 m/s) …
Cette étude peut être généralisée aux autres courroies.
Données :
Hypothèse : les forces de frottement entre poulie et courroie sont supposées uniformes sur toute la longueur de l'arc d'enroulement.
Rapport entre les tensions T et t
Grande poulie :
Petite poulie :
Si est la tension initiale (appliquée au moment de l'installation) lorsque la courroie tourne à vide (
), en fonctionnement sous charge on a :
Brin tendu :
Brin mou :
Après addition des deux : .
T est maximale lorsque t est minimale (t = 0) :
En fonctionnement normal :
Puissance maximale transmissible (cas ou ) :
En pratique on pose : , P en watts,
en N, V en m/s
On peut poser = puissance de base de la courroie avec la condition
.
Les courroies trapézoïdales sont les plus utilisées ; à tension égale elles transmettent une puissance plus élevée que les courroies plates (conséquence de la forme en V augmentant la pression de contact et par là l'effort transmissible).
Si une puissance élevée doit être transmise on peut utiliser plusieurs courroies en parallèles sur la même poulie (avec 1, 2, 3…, 10 gorges).
Le montage nécessite un bon alignement des poulies et un réglage de l'entraxe pour le montage et le démontage.
Remarques :
La série étroite (SPZ, SPA…) permet des transmissions plus compactes que la série classique (Z, A, B…) ; les courroies sont plus flexibles et les calculs identiques. Un crantage intérieur augmente la flexibilité et la capacité à dissiper la chaleur aux hautes vitesses.
Les courroies striées ont une action coinçante moins marquée et leur fonctionnement se rapproche plus de celui des courroies plates.
Elle est identique à celle des courroies plates sauf que d et D sont remplacés par et
, diamètres primitifs des poulies, et que
intervient.
Indication : et le plus souvent
.
Remarques :
Soit à déterminer les courroies transmettant une puissance de 10 kW entre un moteur électrique (1 500 tr/min) et une machine de production (600 tr/min) travaillant de 6 à 15 h/jour.
On adopte un de 1,3 pour l'installation.
Le graphe 1 (fig. 16) permet de sélectionner les courroies de type B.
est imposé pour la petite poulie.
Pour la grande poulie : d'où
Vitesse linéaire de la courroie :
Entraxe : avec on prend
Limite supérieure :
Pour des raisons d'encombrement et compte tenu du tableau 3, on retient
Longueur primitive courroie :
Puissance de base de la courroie : (tableau 4, avec
et V = 11 m/s, obtenue par interpolation entre 3,95 et 5,02).
Puissance admissible de la courroie choisie :
(graphe 3 avec
) ;
(graphe 2 avec
) ;
;
Nombre nécessaire de courroies : (soit 4 courroies)
On peut les considérer comme des courroies plates avec des dents. Elles fonctionnent par engrènement, sans glissement, comme le ferait une chaîne mais avec plus de souplesse.
Contrairement aux autres courroies, elles supportent bien les basses vitesses et exigent une tension initiale plus faible.
Il est analogue à celui des autres courroies.
Rapport de transmission :
Puissance de service : (
par tableau 1).
Détermination du pas ou du type de la courroie par l'intermédiaire du graphe 4 (à partir de et
la vitesse de la petite poulie).
Vitesse linéaire V de la courroie :
Remarque = circonférence primitive de la petite poulie.
Puissance de base () de la courroie choisie par l'intermédiaire du graphe 5 ; les
indiquées le sont pour une largeur de référence de 5 mm.
Choix de la largeur de la courroie sachant que
coefficient correcteur fonction de la largeur des courroies (tableau ci-dessous).
Remarque : si l'on a moins de 6 dents en prise () sur la petite poulie, il faut utiliser le coefficient correcteur supplémentaire
(
).